06.04.2007

Avec Borloo, le candidat UMP affiche sa carte sociale

medium_borloo-sarko.jpg APRÈS avoir tenu sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy est retourné « sur le terrain ». Direction : Servon-sur-Vilaine, où l'attendaient les salariés de l'entreprise Bridor, puis ceux de l'exploitation agricole Pirot. La nouveauté, si l'on peut dire, c'est qu'il était accompagné du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, qui a longtemps tergiversé avant d'annoncer son ralliement. Depuis la semaine dernière, c'est chose faite, et la sortie d'hier a été la première organisée conjointement et surtout, publiquement.

 
« Je suis dans l'entreprise depuis dix-sept ans et j'ai pu évoluer grâce à la formation », a témoigné un salarié debout dans l'usine Bridor, où se fabriquent des pains et viennoiseries industrielles. « Et moi je viens d'arriver », plaisanteJeanLouis Borloo aux côtés d'un Sar-kozy soucieux de plaider la cause « d'une véritable politique industrielle et du maintien des usines en France ». Vêtu d'une veste blanche de protection - il a tout de même évité la disgracieuse charlotte en papier jetable -, le candidat UMP écoute les témoignages d'une poignée de salariés en contrat de transition professionnelle, une formule inventée par le ministre Borloo qui permet, après un licenciement économique et moyennant une aide publique de se former à un autre métier. « Jean-Louis et moi, on travaille ensemble. Et on a eu une idée : celle de généraliser le contrat de transition professionnelle. On va réformer le service public de l'emploi, la société va tendre la main aux chômeurs. Et en contrepartie, ils devront accepter les offres d'emploi qui leur sont faites. C'est du gagnant-gagnant », explique Nicolas Sarkozy, sous le regard ravi de Jean-Louis Borloo et celui plus discret de Philippe Douste Blazy, qui a également accompagné le candidat.
 
« Ce que je dis, je le tiendrai »
 
« Beaucoup d'ouvriers n'ont pas voté en 2002, ou ont voté pour les partis extrêmes. Mais je suis là pour vous proposer un projet de rupture sur la façon de faire. Et tout ce que je dis avant les élections, je le tiendrai », promet-il à nouveau. « Avec Jean-Louis, on va s'engager sur le plein-emploi en cinq ans et c'est possible », affirme-t-il enfin, dans un bassin d'emploi où le taux de chômage plafonne à 5 %. « Les socialistes veulent une société du minimum et nous du maximum », conclut-il avant de partir pour une autre visite express dans une exploitation agricole qui fait de l'élevage de porcs.

18.12.2006

Jean-Louis Borloo: "je suis un homme libre"

Au lendemain du congrès du Parti radical quil copréside, Jean-Louis Borloo sest présenté dimanche soir comme un "homme libre", qui nappellera à voter pour le candidat de lUMP que "sous conditions" liées à la présence dans le projet présidentiel de cette formation des réformes quil appelle de ses voeux.

Faute dun "projet présidentiel partagé", a-t-il dit lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, "je prendrai mes responsabilités en mon âme et conscience".

Le ministre de lEmploi et de la Cohésion sociale a rappelé que son parti et celui de Nicolas Sarkozy étaient associés pour cinq ans dans le cadre dun contrat de législature "qui arrive à son terme dailleurs dans quatre mois et dont on renégociera les conditions".

Sil ne doute pas de la désignation en janvier de lactuel ministre de lIntérieur comme candidat officiel de lUMP, il souhaite également être entendu sur les réformes "puissantes, vitales, incontournables" quil propose. "Je suis dans un système dune totale loyauté, dune totale clarté, mais il va bien falloir quon se mette daccord sur ces réformes-là et la façon de les appliquer", a-t-il souligné.

Le premier de ces "défis vitaux" serait de trouver dautres sources de financement pour 300 des 600 milliards deuros de taxes pesant sur le travail. Pour cela, pas de recette miraculeuse: "il va falloir faire des choix politiques sur les frais de succession, sur les droits de mutation, sur les écotaxes, sur limpôt sur les sociétés, sur limpôt sur le revenu", a expliqué M. Borloo.

"Je suis convaincu que le modèle des 30 Glorieuses, où lessentiel des sécurités sociales portaient sur le travail, cest-à-dire sur le salaire direct encaissé par le salarié et sur les charges de lentreprise (...) est un scandale pour le salaire direct et pour la compétitivité de nos entreprises", a-t-il poursuivi.

De fait, a souligné le ministre du Travail, "vous naugmenterez pas les salaires directs des salariés français, ce qui est indispensable, sans quil y ait une rerépartition des charges collectives dans notre pays". Autrement dit, augmenter les impôts.

Pour mettre en oeuvre cette réforme quil présente comme "une révolution dans notre pays pour rendre le pouvoir dachat et augmenter la compétitivité", Jean-Louis Borloo estime quil faudra en passer par une consultation des Français. "Je demanderai à ce quil y ait un référendum sur ce nouveau bouquet de recettes pour relancer notre pays", a-t-il dit.

Le coprésident du Parti radical, qui a confirmé samedi quil ne serait pas candidat à lElysée, ne prévoit pas dêtre candidat à Paris aux législatives mais "dans le Valenciennois". Quant aux municipales de 2008, il nexclut rien. "Dire que Paris nest pas une ville qui mintéresse serait faux mais, très franchement, cest dans deux ans et demi, on verra plus tard." AP

tl/llAu lendemain du congrès du Parti radical quil copréside, Jean-Louis Borloo sest présenté dimanche soir comme un "homme libre", qui nappellera à voter pour le candidat de lUMP que "sous conditions" liées à la présence dans le projet présidentiel de cette formation des réformes quil appelle de ses voeux.

Faute dun "projet présidentiel partagé", a-t-il dit lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, "je prendrai mes responsabilités en mon âme et conscience".

Le ministre de lEmploi et de la Cohésion sociale a rappelé que son parti et celui de Nicolas Sarkozy étaient associés pour cinq ans dans le cadre dun contrat de législature "qui arrive à son terme dailleurs dans quatre mois et dont on renégociera les conditions".

Sil ne doute pas de la désignation en janvier de lactuel ministre de lIntérieur comme candidat officiel de lUMP, il souhaite également être entendu sur les réformes "puissantes, vitales, incontournables" quil propose. "Je suis dans un système dune totale loyauté, dune totale clarté, mais il va bien falloir quon se mette daccord sur ces réformes-là et la façon de les appliquer", a-t-il souligné.

Le premier de ces "défis vitaux" serait de trouver dautres sources de financement pour 300 des 600 milliards deuros de taxes pesant sur le travail. Pour cela, pas de recette miraculeuse: "il va falloir faire des choix politiques sur les frais de succession, sur les droits de mutation, sur les écotaxes, sur limpôt sur les sociétés, sur limpôt sur le revenu", a expliqué M. Borloo.

"Je suis convaincu que le modèle des 30 Glorieuses, où lessentiel des sécurités sociales portaient sur le travail, cest-à-dire sur le salaire direct encaissé par le salarié et sur les charges de lentreprise (...) est un scandale pour le salaire direct et pour la compétitivité de nos entreprises", a-t-il poursuivi.

De fait, a souligné le ministre du Travail, "vous naugmenterez pas les salaires directs des salariés français, ce qui est indispensable, sans quil y ait une rerépartition des charges collectives dans notre pays". Autrement dit, augmenter les impôts.

Pour mettre en oeuvre cette réforme quil présente comme "une révolution dans notre pays pour rendre le pouvoir dachat et augmenter la compétitivité", Jean-Louis Borloo estime quil faudra en passer par une consultation des Français. "Je demanderai à ce quil y ait un référendum sur ce nouveau bouquet de recettes pour relancer notre pays", a-t-il dit.

Le coprésident du Parti radical, qui a confirmé samedi quil ne serait pas candidat à lElysée, ne prévoit pas dêtre candidat à Paris aux législatives mais "dans le Valenciennois". Quant aux municipales de 2008, il nexclut rien. "Dire que Paris nest pas une ville qui mintéresse serait faux mais, très franchement, cest dans deux ans et demi, on verra plus tard."

03.12.2006

Informatique : Jean-Louis Borloo met en avant l'assistance informatique à domicile

Jean-Louis Borloo, Ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, et Laurent Hénart, Président de l'Agence nationale des services à la personne ont organisé une réunion de travail avec les principales entreprises de l'assistance informatique à domicile, pour saluer le dynamisme de cette toute nouvelle activité. Le Ministre rappelle dans un communiqué que "L'assistance informatique et accompagnement Internet à domicile est l'une des vingt activités de services à la personne prévues par le plan Borloo de développement des services à la personne lancé en juillet 2005".

Ce sont ainsi près de 400 entreprises qui se sont lancées dans ce nouveau métier de l'assistance informatique. D'ici 3 ans, elles devraient être plus de 1500, indique le Ministère, qui prévoit 30.000 créations d'emplois sur les 5 prochaines années dans la spécialité. La réunion du jour regroupait 4 nouveaux entrants, la FNAC (PPR), Darty (Kingfisher), Carrefour et Boulanger, et les experts du secteurs : Clic PC, Mulot Déclic, SOS PC Family et Actif-Internet services.

Pour favoriser leur développement, ces entreprises d'assistance informatique à domicile bénéficient d'un taux de TVA réduit à 5,5% et d'une exonération de charges patronales. Le particulier a également la possibilité de le payer avec le Cesu (le chèque emploi service universel) : les prestations délivrées ouvrant droit à une réduction d'impôt sur le revenu de 50% des sommes versées.