Au lendemain du congrès du Parti radical quil copréside, Jean-Louis Borloo sest présenté dimanche soir comme un "homme libre", qui nappellera à voter pour le candidat de lUMP que "sous conditions" liées à la présence dans le projet présidentiel de cette formation des réformes quil appelle de ses voeux. Faute dun "projet présidentiel partagé", a-t-il dit lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, "je prendrai mes responsabilités en mon âme et conscience".
Le ministre de lEmploi et de la Cohésion sociale a rappelé que son parti et celui de Nicolas Sarkozy étaient associés pour cinq ans dans le cadre dun contrat de législature "qui arrive à son terme dailleurs dans quatre mois et dont on renégociera les conditions".
Sil ne doute pas de la désignation en janvier de lactuel ministre de lIntérieur comme candidat officiel de lUMP, il souhaite également être entendu sur les réformes "puissantes, vitales, incontournables" quil propose. "Je suis dans un système dune totale loyauté, dune totale clarté, mais il va bien falloir quon se mette daccord sur ces réformes-là et la façon de les appliquer", a-t-il souligné.
Le premier de ces "défis vitaux" serait de trouver dautres sources de financement pour 300 des 600 milliards deuros de taxes pesant sur le travail. Pour cela, pas de recette miraculeuse: "il va falloir faire des choix politiques sur les frais de succession, sur les droits de mutation, sur les écotaxes, sur limpôt sur les sociétés, sur limpôt sur le revenu", a expliqué M. Borloo.
"Je suis convaincu que le modèle des 30 Glorieuses, où lessentiel des sécurités sociales portaient sur le travail, cest-à-dire sur le salaire direct encaissé par le salarié et sur les charges de lentreprise (...) est un scandale pour le salaire direct et pour la compétitivité de nos entreprises", a-t-il poursuivi.
De fait, a souligné le ministre du Travail, "vous naugmenterez pas les salaires directs des salariés français, ce qui est indispensable, sans quil y ait une rerépartition des charges collectives dans notre pays". Autrement dit, augmenter les impôts.
Pour mettre en oeuvre cette réforme quil présente comme "une révolution dans notre pays pour rendre le pouvoir dachat et augmenter la compétitivité", Jean-Louis Borloo estime quil faudra en passer par une consultation des Français. "Je demanderai à ce quil y ait un référendum sur ce nouveau bouquet de recettes pour relancer notre pays", a-t-il dit.
Le coprésident du Parti radical, qui a confirmé samedi quil ne serait pas candidat à lElysée, ne prévoit pas dêtre candidat à Paris aux législatives mais "dans le Valenciennois". Quant aux municipales de 2008, il nexclut rien. "Dire que Paris nest pas une ville qui mintéresse serait faux mais, très franchement, cest dans deux ans et demi, on verra plus tard." AP
tl/llAu lendemain du congrès du Parti radical quil copréside, Jean-Louis Borloo sest présenté dimanche soir comme un "homme libre", qui nappellera à voter pour le candidat de lUMP que "sous conditions" liées à la présence dans le projet présidentiel de cette formation des réformes quil appelle de ses voeux.
Faute dun "projet présidentiel partagé", a-t-il dit lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, "je prendrai mes responsabilités en mon âme et conscience".
Le ministre de lEmploi et de la Cohésion sociale a rappelé que son parti et celui de Nicolas Sarkozy étaient associés pour cinq ans dans le cadre dun contrat de législature "qui arrive à son terme dailleurs dans quatre mois et dont on renégociera les conditions".
Sil ne doute pas de la désignation en janvier de lactuel ministre de lIntérieur comme candidat officiel de lUMP, il souhaite également être entendu sur les réformes "puissantes, vitales, incontournables" quil propose. "Je suis dans un système dune totale loyauté, dune totale clarté, mais il va bien falloir quon se mette daccord sur ces réformes-là et la façon de les appliquer", a-t-il souligné.
Le premier de ces "défis vitaux" serait de trouver dautres sources de financement pour 300 des 600 milliards deuros de taxes pesant sur le travail. Pour cela, pas de recette miraculeuse: "il va falloir faire des choix politiques sur les frais de succession, sur les droits de mutation, sur les écotaxes, sur limpôt sur les sociétés, sur limpôt sur le revenu", a expliqué M. Borloo.
"Je suis convaincu que le modèle des 30 Glorieuses, où lessentiel des sécurités sociales portaient sur le travail, cest-à-dire sur le salaire direct encaissé par le salarié et sur les charges de lentreprise (...) est un scandale pour le salaire direct et pour la compétitivité de nos entreprises", a-t-il poursuivi.
De fait, a souligné le ministre du Travail, "vous naugmenterez pas les salaires directs des salariés français, ce qui est indispensable, sans quil y ait une rerépartition des charges collectives dans notre pays". Autrement dit, augmenter les impôts.
Pour mettre en oeuvre cette réforme quil présente comme "une révolution dans notre pays pour rendre le pouvoir dachat et augmenter la compétitivité", Jean-Louis Borloo estime quil faudra en passer par une consultation des Français. "Je demanderai à ce quil y ait un référendum sur ce nouveau bouquet de recettes pour relancer notre pays", a-t-il dit.
Le coprésident du Parti radical, qui a confirmé samedi quil ne serait pas candidat à lElysée, ne prévoit pas dêtre candidat à Paris aux législatives mais "dans le Valenciennois". Quant aux municipales de 2008, il nexclut rien. "Dire que Paris nest pas une ville qui mintéresse serait faux mais, très franchement, cest dans deux ans et demi, on verra plus tard."