02.10.2006
Jean-Louis Borloo plaide pour une Assemblée nationale plus diverse
Le parti radical est "en train de rédiger les 10 ou 15 conditions" de son soutien à l'UMP pour les échéances électorales de 2007, a annoncé vendredi le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo.
Parmi ces conditions, l'élection à la proportionnelle de la moitié des députés, "ou en tous les cas qu'on ait une meilleure représentation, que ce qu'on appelle la représentation nationale ressemble à la société française, dans sa couleur, dans sa diversité, dans ses origines sociales", a plaidé Jean-Louis Borloo sur LCI.
"Ca me paraît crucial, sinon ça ne peut plus s'appeler la représentation nationale", a jugé le président du Parti radical.
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12.01.2006
Jean-Louis Borloo veut faire du Parti radical un arbitre en 2007
AFFLUENCE inhabituelle hier au Parti radical. Au siège du parti centenaire, place de Valois, la presse et les élus se sont serrés pour écouter, le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo qui partage désormais la présidence du parti, jusqu'en décembre 2007, avec André Rossinot, le maire de Nancy.
Le numéro cinq du gouvernement, qui fut, voici quinze ans, l'avocat d'un renouvellement de la vie politique, se retrouve donc à la tête du plus vieux parti de France. Son défi : remettre ce parti de notables dans le viseur des médias et au coeur des débats de l'année 2006. Et peser, en 2007, en faveur du candidat de l'UMP – quel qu'il soit –, en incarnant «l'aile gauche de la droite». Lucide, il avoue néanmoins : «Je suis devant le Parti radical comme j'étais devant Valenciennes.» Il lui faut en effet rénover un «parti naphtaline», selon l'expression d'un cadre, comme il le fit pendant dix ans à Valenciennes. Mais la marge de manoeuvre est réduite. Les radicaux ont négocié avec l'UMP, en 2002, un rassurant contrat d'association, qui les met sous l'aile protectrice du parti majoritaire. Jean-Louis Borloo se dit certain que les thèmes qu'il porte – l'égalité des chances, la laïcité républicaine – sont en phase avec les Français. «On peut faire la révolution, comme il y a cent ans !», rêve le ministre, qui veut depuis longtemps sortir la France de l'archaïsme «hiérarchico-administratif». Le but ? «Faire en sorte que dans ce pays de garçons, d'ingénieurs, on apprenne à s'intéresser aux gens.»
Mais Jean-Louis Borloo ne semble pas encore décidé à faire son tour de France pour réveiller les fédérations et faire tourner le compteur à adhérents. Il lui importe avant tout «d'ouvrir le débat 2007, et qu'il se passe quelque chose entre les Français et les idées radicales». A ses côtés, Renaud Dutreil, le ministre des PME, apporte lui aussi du sang neuf à la maison mère. Il a été nommé cet après-midi secrétaire général du parti – «le même poste que Jean-Jacques Servan-Schreiber», confie-t-il, sans ciller. Le ministre des PME se félicite déjà d'avoir déjà apporté «2 000 militants au parti, qui en comptait à ce jour 6 000». Peut-être pas complètement en phase avec son collègue Jean-Louis Borloo, qui ne veut pas «recruter et débaucher à tout-va».
Foyer revendiqué d'une nouvelle «liberté» à l'intérieur de l'UMP, le parti Radical sera-t-il la rampe de lancement d'une candidature Borloo à l'élection présidentielle ? L'intéressé jure qu'il n'en est «pas question». Quant au soutien en faveur de «la personnalité qui va émerger à droite», Sarkozy ou Villepin, il reste, bien sûr, dans le flou. Et, à la suggestion qu'un tel service puisse être rendu en échange de Matignon, il oppose, pour l'heure, une ferme fin de non-recevoir.
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20.12.2005
Un tandem avec André Rossinot
Près d'un an après avoir intégré le Parti radical, le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a indiqué hier qu'il voulait « faire un tandem » avec André Rossinot à la tête de cette formation qui fait partie de l'UMP. André Rossinot devrait briguer ce week-end un nouveau mandat de président lors du congrès du parti à Paris. Jean-Louis Borloo, qui doit le rencontrer demain soir, dit ne pas savoir encore « quelle forme » prendra ce tandem mais « veut voir » avec lui « comment améliorer la visibilité du parti ». Il y aura bien « tandem », a confirmé André Rossinot, qui dit toutefois n'être pas « pas en mesure de donner le mode d'emploi ». Ce week-end, des échanges téléphoniques ont eu lieu entre le ministre de la Cohésion sociale et des parlementaires radicaux valoisiens, qui souhaitaient le voir briguer la présidence. « Certains voudraient que je sois plus visible au sein du parti mais je ne serai pas candidat à sa présidence », a précisé Jean-Louis Borloo.
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