10.07.2007
Jean-Louis Borloo présente le "Grenelle de l'Envionnement"
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Environnement, du Développement et de l'Aménagement durables a présenté vendredi à la presse les grandes orientations du Grenelle Environnement.
L'organisation du Grenelle Environnement portée par Jean Louis Borloo, Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet, vise à créer les conditions favorables à l'émergence de cette nouvelle donne française en faveur de l'environnement.
Il réunira pour la première fois l'Etat et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables.
Il doit aboutir à la fin du mois d'octobre à un plan d'action de 15 à 20 mesures concrètes et quantifiables recueillant un accord le plus large possible des participants.
Ce plan, dont les mesures seront évaluées a priori et a posteriori, sera donc un point de départ à la mobilisation de la société française pour inscrire son développement dans une perspective durable.
La première phase est consacrée au dialogue et à l'élaboration des propositions au sein des groupes. Six groupes de travail seront constitués pour préparer cette échéance :
- un groupe « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie »
- un groupe « préserver la biodiversité et les ressources naturelles »
- un groupe « instaurer un environnement respectueux de la santé »
- un groupe « adopter des modes de production et de consommation durables »
- un groupe « construire une démocratie écologique »
- un groupe « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité »
Les groupes de travail sont composés de 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l'Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.
17:20 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : environnement, borloo, grenelle
04.07.2007
Borloo veut "inventer l'après-Kyoto"
Le ministre d'État prépare le futur « Grenelle de l'environnement »
Pour y faire face, Jean-Louis Borloo estime disposer d'un atout majeur : son ministère. Un mastodonte, unique en son genre, où, pour la première fois, l'écologie côtoie l'énergie, les transports, et l'urbanisme, la mer et l'aménagement du territoire, la montagne et la forêt. Son tout premier défi sera d'ailleurs de faire collaborer l'ensemble des services rattachés à chacun de ces secteurs, frères ennemis jusqu'alors. À l'écouter, l'époque de l'« écologie incantatoire » est derrière lui et il décrit cinq grands pôles : la lutte contre le réchauffement climatique, le transport, la biodiversité et les ressources naturelles, l'aménagement du territoire et enfin, la prévention des risques techniques et sanitaires. « Il va falloir reporter au moins un quart du trafic routier vers le rail et la voie d'eau », a affirmé le ministre à titre d'exemple.
« Mesures immédiates »
Reste à passer à l'acte. Pour ce faire, l'exemplarité de l'État est un préalable. « Si nous voulons convaincre les Français de modifier leur comportement, nous devons être irréprochables », a proclamé Jean-Louis Borloo conscient qu'en la matière, la tâche est immense. « Il suffit de regarder ce bâtiment », a-t-il soupiré. Un de ces grands hôtels particuliers qui abritent les ministères où les déperditions énergétiques sont gigantesques.
Jean-Louis Borloo a évoqué deux échelons d'intervention. Le niveau national tout d'abord avec la préparation du « Grenelle de l'environnement ». Il sera mené par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Écologie. Programmée en octobre, cette négociation sera précédée d'un travail menée par six groupes composés chacun de représentants d'ONG, de syndicats du patronat, des collectivités territoriales et de l'État. « Nous attendons les premières propositions en septembre », a annoncé la secrétaire d'État. Elles seront suivies de consultations dans le cadre d'assises régionales et sur Internet. « Le Grenelle doit déboucher sur des mesures immédiates et, si nécessaires, par des lois. »
Et dans l'esprit de Borloo, ces initiatives vont également servir de socle pour sa deuxième grande priorité : que son ministère « devienne le fer de lance de la lutte contre l'effet de serre au niveau mondial ». Il compte ainsi sur la prochaine présidence de l'Union européenne par la France pour « inventer l'après-Kyoto ». L'occasion, espère le ministre, de rallier non seulement les États-Unis, mais aussi les pays émergents dont la Chine et l'Inde. En regardant le film d'Al Gore Une vérité qui dérange, Yann Arthus Bertrand disait qu'il s'agissait « du seul film catastrophe où les acteurs et les victimes sont dans la même salle », a rappelé Borloo, « ce qui se joue aujourd'hui, c'est la vie et la façon de vivre de nos enfants ».
14:20 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vert, kyoto, borloo

