12.04.2007

Borloo ou l'Architecte de la France

Borloo ou l'Architecte de la France Cinq ans après l'homme n'est plus en colère car il a coulé les fondations d'un édifice sans précédent constitué notamment du Plan de Cohésion Sociale et du Plan de Rénovation Urbaine.

Aujourd'hui, aux côtés de Nicolas Sarkozy, il veut reconstruire notre pays tel un architecte en ayant pris soin d'analyser les dérèglements du mécanisme tel un horloger.

En trente ans, l'Etat a considérablement changé. Des acteurs nouveaux puissants ont émergé, devenus incontournables et déterminants dans de nombreux domaines vitaux, disposant de leur propre légitimité, de leur propre financement, de leur propre fonctionnement, de leur propre structure et de leurs propres objectifs.

Ainsi nous avons été conduits à affronter des défis majeurs en ordre dispersé !

Aujourd'hui, il faut faire de la synergie, de la coopération, de la définition en commun d'objectifs afin de trouver une articulation harmonieuse et efficiente de l'action des uns et des autres, les maîtres mots de l'action publique !

Il faut faire une véritable révolution en changeant radicalement de méthode et en inscrivant les actions dans la durée, seule garantie de l'intérêt général.

L'ensemble des acteurs doivent concevoir avec l'Etat, dans la plus entière transparence et le respect de chacun, des programmes partenariaux d'intérêt national.

Plus que jamais, dans la France de demain, c'est ensemble que tout deviendra possible !

06.04.2007

Avec Borloo, le candidat UMP affiche sa carte sociale

medium_borloo-sarko.jpg APRÈS avoir tenu sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy est retourné « sur le terrain ». Direction : Servon-sur-Vilaine, où l'attendaient les salariés de l'entreprise Bridor, puis ceux de l'exploitation agricole Pirot. La nouveauté, si l'on peut dire, c'est qu'il était accompagné du ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, qui a longtemps tergiversé avant d'annoncer son ralliement. Depuis la semaine dernière, c'est chose faite, et la sortie d'hier a été la première organisée conjointement et surtout, publiquement.

 
« Je suis dans l'entreprise depuis dix-sept ans et j'ai pu évoluer grâce à la formation », a témoigné un salarié debout dans l'usine Bridor, où se fabriquent des pains et viennoiseries industrielles. « Et moi je viens d'arriver », plaisanteJeanLouis Borloo aux côtés d'un Sar-kozy soucieux de plaider la cause « d'une véritable politique industrielle et du maintien des usines en France ». Vêtu d'une veste blanche de protection - il a tout de même évité la disgracieuse charlotte en papier jetable -, le candidat UMP écoute les témoignages d'une poignée de salariés en contrat de transition professionnelle, une formule inventée par le ministre Borloo qui permet, après un licenciement économique et moyennant une aide publique de se former à un autre métier. « Jean-Louis et moi, on travaille ensemble. Et on a eu une idée : celle de généraliser le contrat de transition professionnelle. On va réformer le service public de l'emploi, la société va tendre la main aux chômeurs. Et en contrepartie, ils devront accepter les offres d'emploi qui leur sont faites. C'est du gagnant-gagnant », explique Nicolas Sarkozy, sous le regard ravi de Jean-Louis Borloo et celui plus discret de Philippe Douste Blazy, qui a également accompagné le candidat.
 
« Ce que je dis, je le tiendrai »
 
« Beaucoup d'ouvriers n'ont pas voté en 2002, ou ont voté pour les partis extrêmes. Mais je suis là pour vous proposer un projet de rupture sur la façon de faire. Et tout ce que je dis avant les élections, je le tiendrai », promet-il à nouveau. « Avec Jean-Louis, on va s'engager sur le plein-emploi en cinq ans et c'est possible », affirme-t-il enfin, dans un bassin d'emploi où le taux de chômage plafonne à 5 %. « Les socialistes veulent une société du minimum et nous du maximum », conclut-il avant de partir pour une autre visite express dans une exploitation agricole qui fait de l'élevage de porcs.