« CPE: Borloo "insiste sur l'importance du dialogue social" | Page d'accueil | Borloo: "plus de 400.000 CNE" ont été signés »
04.04.2006
CPE: Jean-Louis Borloo s'entretient avec Jacques Chirac
Le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo s'est longuement entretenu mardi matin avec le président Jacques Chirac à l'Elysée au sujet du contrat première embauche (CPE), a-t-on appris dans l'entourage du chef de l'Etat.
M. Borloo était initialement venu avec le ministre délégué aux Relations avec le Parlement Henri Cuq pour un rendez-vous prévu avec le secrétaire général de l'Elysée Frédéric Salat-Baroux. Mais M. Chirac s'est ensuite entretenu avec le ministre de la Cohésion sociale.
15:21 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
Et si tout n'était qu'un problème de communication ???
Le CPE il faut le modifier certe mais en aucune façon le stopper.
Aprés les deux modifications proposées par le Président, il redevient qu'un simple cdd de type particulier...! Que de temps perdu pour ces milliers de jeunes qui attendent dans les Missions locales et Anpe...!
J'aurais préféré que l'on focalise notre énergie républicaine à accélérer le dispositif deuxième chance qui est, lui aussi une possibilité d'insertion professionnelle.
Si une volonté politique forte se met en oeuvre. Quand aux détracteurs du CPE, étaient ils dans les rues pour demander l'arret des TUC, CES ???
Combien de CES sans formation ???Combien emplois Jeunes sans formation ???
UN CPE reste un CONTRAT DE TRAVAIL dans une entreprise. C'est la possibilité d'intégrer une équipe de travail. C'est PERMETTRE la première expérience tant demandée.
Pour plus d'info.
www.deuxiemechance.info
Ecrit par : Yvanez | 04.04.2006
Bonsoir Yvanez,
Après les deux modifications demandées par J. Chirac, le CPE devient surtout un CDI (et non pas un CDD) de type particulier (cf. CPE : le vrai / faux sur ce blog). J'avais manifesté en mars mais maintenant que les points principaux vont être revus je trouve qu'il faut que les gens se raisonnent au lieu de demander le retrait pur et simple, et que le pays retrouve une activité normale.
Ecrit par : plumine | 04.04.2006
Bonjour à tous,
Ou sont passés le dialogue,l'écoute et l'attention..Si quelqu'un se sent capable de m'apporter une réponse ..je suis à sa disposition...
Si par ailleurs, il pouvait m'indiquer le refuge du dialogue social et de la concertation..je suis tout aussi preneur...
merci d'avance...
Ecrit par : baptiste | 05.04.2006
CONSEQUENCES DU CPE, EXCEPTION FRANCAISE ?
Le problème principal n’est pas tant l’entrée des plus jeunes dans l’emploi que le règlement de la FLEXIBILITE elle-même dans l’économie française.
Le retrait du CPE, partiellement accordé dès à présent n’offre aucune alternative au règlement du problème de fond.
La France, EXCEPTION EUROPEENNE est donc le seul Pays au sein des grandes démocraties à ne pas utiliser ce moyen qui permet à tous nos voisins de trouver des solutions certes inconfortables mais qui SEUL permet de faire reculer le chômage.
QUE VOULONS NOUS ?
Le statut quo actuel, avec plus de 5 millions de personnes exclues ou précarisées ?
Accepter les réalités que tous les autres ont admises, sans doute par dépit mais dont les solutions offrent des résultats concrets ?
Doit on maintenir encore longtemps au chômage un grand nombre de nos compatriotes simplement pour avoir raison alors que tout nous démontre que nous avons tort ?
QUELS SONT LES RISQUES ?
1/ RALENTISSEMENT DE L’ECONOMIE
Depuis plus de deux mois notre économie est en plein ralentissement.
Les entreprises et tout particulièrement les PME de moins de 50 salariés qui représentent 98% de nos entreprises Françaises diffèrent leurs commandes et ne sont plus en mesure d’assurer de nouvelles commandes.
Les conséquences sont connues :
Faillites pour les plus fragiles
Diminution de l’activité qui ne pourra reprendre que dans un ou deux trimestres
En clair diminution du nombre d’emplois marchands et AUGMENTATION du CHÔMAGE dans les 12 prochains mois.
2/ L’EXCEPTION FRANCAISE
Pourquoi refusons nous la flexibilité et quelle est la véritable raison qui a conduit les PME à ne plus embaucher en CDI et à privilégier l’emploi temporaire par CDD ou intérim ?
Pour comprendre il nous faut remonter à 1982, époque à la quelle nous avions refuser le droit aux entreprises de licencier facilement les personnels que les entreprises ne pouvaient plus payer en raison de la baisse d’activité.
Contrairement à tous les autres pays occidentaux, le gouvernement Français refusa de toucher aux droits acquis et obligea alors de très nombreuses PME à la faillite.
Le code du travail fut certes préservé mais les faillites eurent pour conséquences la mise au chômage de près d’un million huit cent mille salariés.
La décentralisation conduite à la même époque et le recrutement de plus de 800 000 nouveaux fonctionnaires atténua cette catastrophe, mais plomba définitivement les finances du pays.
De nombreux chefs d’entreprises créèrent alors de nouvelles sociétés avec des effectifs plus réduits et les complètent depuis avec des emplois précaires comme les CDD ou l’intérim. Les lois réglementant le CDD furent finalisées à cette époque (1982)
ATTITUDE DU PATRONAT
Pour ce qui concerne les grandes entreprises très minoritaires en France le problème est mineur, car ces sociétés appartiennent déjà aux actionnaires étrangers.
Ce douloureux constat trouve également ses raisons dans l’ouverture inconsidérée du capital de ces sociétés en 1982, alors qu’aucun autre pays occidental ne l’avait fait et qu’avait toujours refusé le général de GAULLE
Leur avenir est mondial et les sièges de ces multi nationales que nous pensons à tort être françaises sont souvent en SUISSE (AIR France) en Belgique ou ailleurs.
Ne sont donc concernées que les PME Françaises dont les activités sont pour la grande majorité dans les services (74% de nos emplois nationaux)
Si aucune adaptation n’est trouvée rapidement, un grand nombre de ces sociétés seront conduites non pas à délocaliser mais simplement à fermer avec le cortège de difficultés qui s’en suivra.
Les petits patrons auront alors tout intérêt à créer de nouvelles sociétés à l’étranger d’où ils pourront comme le permet la réglementation Européenne poursuivre leurs activités de plus en plus ouvertes sur l’europe.
Ce phénomène s’est déjà accru au cours des 5 dernières années dans des proportions plus qu’inquiétante pour l’avenir de nos emplois en FRANCE
Ecrit par : gilles | 05.04.2006

